Le blog du Jardinier Bio

LE BRF
Source d’échange entre l’arbre et la terre
À l’attention des jardiniers, élagueurs et professionnels

 

Je me présente, Gilles DUBUS, créateur du Blog du Jardinier dans le site www.unjardinbio.com

Passionné avant tout par la préservation de notre environnement naturel et par une alimentation saine, je souhaite partager le fruit d’une expérience professionnelle de plus de 18 ans, tout d’abord en arboriculture fruitière puis en maraîchage BIO.

Découvrir le BRF !

 

Qu’est-ce que le BRF ou Bois Raméal Fragmenté ?

Le BRF est un matériau naturel issu du broyage de jeunes branchages de moins de 8 cm de diamètre.

Le BRF participera au développement de différentes formes de vie dans le sol (champignons, vers de terre, insectes, divers micro-organismes…).

Tous ces organismes vivants, participant d’une vaste chaîne alimentaire, permettront la constitution d’un humus stable et contribueront ainsi à améliorer la fertilité, la structure, l’aération ou encore la capacité de rétention de l’eau du sol.

D’une manière générale, on utilisera des essences de feuillus pour le BRF. Néanmoins, les résineux sont généralement acceptés, à condition de ne pas dépasser 20% du total. Mais nous verrons que le BRF issu de résineux peut aussi avoir une utilité.

Comment produire le BRF et ma présence sur ce site :

Il faut profiter de cette ressource gratuite que nous offre la nature : pour soigner, aérer et faire de la place au jardin, il est nécessaire de tailler les haies et élaguer les arbres. Ensuite il faut broyer les branches de façon correcte sans soucis mécaniques.. Et pour broyer les branches… il faut un broyeur.
C’est ainsi que j’ai fait la connaissance de Triade Green World.
La société distribue des broyeurs de branches robustes pour les professionnels, semi-professionnels et jardiniers particuliers. Son originalité consiste globalement à établir un devis selon le besoin et si possible au plus proche du budget du demandeur. Cette idée est plaisante et le sérieux de la société nous ont rapprochés : nous sommes devenus partenaires.
Je propose à mes lecteurs mon savoir-faire en termes de jardinage Bio et beaucoup de mes lecteurs recherchent des broyeurs… J’ai trouvé chez Henry-Joël, le directeur de Triade Green World, une personne attentive, à l’écoute des besoins et proposant un matériel fiable avec le prix le plus adapté à une demande. Il m’a tout de suite entendu et proposé d’offrir à mes lecteurs sa gamme de machines et ses conseils dans le souci de trouver l’outil qui convient.

Quelques notions de base :

 

Quand préparer le BRF ?

La meilleure période de l’année pour couper et broyer les branches est la fin de l’été et le début de l’automne.

En effet, la sève est alors encore bien présente dans les jeunes rameaux, qui sont donc plus riches que si l’on coupe en hiver (sève retirée).

Il demeure néanmoins possible de faire du BRF en hiver, mais son effet fertilisant « rapide » sera sans doute moindre.

Comment utiliser le BRF ?

Le BRF peut s’utiliser de différentes façons :

Incorporé au sol :

Outre l’amélioration du sol à terme, un BRF enfoui aura un rôle de fertilisant et permettra de diminuer les arrosages (les morceaux de bois retenant l’eau un peu à la manière d’une éponge).

L’incorporation doit se faire dans les jours suivants le broyage, sans quoi le développement des champignons indispensables à la décomposition d’un BRF enfoui n’aura pas lieu.

Dans un sol léger on pourra épandre et intégrer de 3 à 5 cm de broyât, alors que dans un sol lourd, donc plus froid et moins apte à digérer des matériaux grossiers, 1 cm sera un maximum pour un apport.

De même, l’épandage et l’incorporation se feront en fin d’été et à l’automne. Car si l’on enfouit le BRF plus tardivement, le démarrage du processus de décomposition n’aura pas encore eu lieu lors des premières mises en place de cultures printanières. Ce qui a de fortes chances d’entraîner une « faim d’azote » (les micro-organismes chargés de la libération des éléments nutritifs contenus dans le sol sont accaparés à décomposer des matériaux grossiers – en l’occurrence le BRF – Les plantes cultivés ne disposent alors pas de l’azote nécessaire à leur développement ; elles végètent et prennent une teinte jaunâtre).

D’une manière générale, si cette technique d’incorporation est tout à fait appropriée sous climat chaud et sec, elle est beaucoup plus risquée en climat tempéré, et à mon sens, déconseillée en sol argileux.

En paillage

Le BRF, épandu en surface sur 5 cm environ en sol lourd et 10 à 20 cm en sol léger, servira dans un premier temps de couverture du sol. Puis, il participera activement à l’humification (transformation en humus stable) et donc à une bonne fertilité de la terre.

Dans une forêt, les branchages ou les feuilles tombent au sol… ces déchets naturels ne sont pas enfouis. Ils se décomposent naturellement, enrichissant ainsi la terre de façon durable et équilibrée.

Après quelques années de pratique et d’essais, c’est l’approche que je privilégie.

En effet, bien que travaillant une terre légère, et malgré un apport de compost mûr préalablement à l’incorporation, j’ai rencontré des problèmes de faim d’azote dans mon sol lorsque je choisissais d’incorporer le BRF.

Alors que le paillage a toujours été une réussite : après quelques mois, la terre devient noire et meuble sous le BRF… et les cultures qui y prennent place se développent parfaitement.

Le BRF sera épandu au printemps, mais lorsque le sol est déjà suffisamment réchauffé (sinon ce dernier restera froid) où à l’automne, après des pluies (l’eau étant indispensable aux différentes formes de vie dans un sol) mais lorsque il est encore suffisamment chaud (autre condition au développement de la vie).

Le paillage avec du BRF est une solution tout à fait appropriée pour des cultures potagères, mais aussi au pied des arbres fruitiers ou dans un massif fleuri par exemple.

Un BRF de résineux pourra être utilisé pour pailler des cultures appréciant une certaine acidité du sol, comme par exemple les fraisiers ou framboisiers…

Notez également que le BRF est un très beau matériau pour pailler vos allées (vous pouvez par exemple très bien utiliser ainsi un BRF de résineux dont vous ne savez pas quoi faire)

En pré-compostage :

Il est également possible de laisser le BRF en tas pendant plusieurs mois.

On utilisera alors le BRF comme un compost jeune ou mûr selon son degré de décomposition.

Dans une couche chaude :

Le BRF pourra remplacer du fumier pour l’élaboration d’une couche chaude

Les intérêts du BRF :

Lorsque l’on nettoie une haie ou que l’on fait du bois de chauffage, les déchets issus de ces opérations sont souvent brûlés… ce qui n’est évidemment pas une bonne chose pour l’environnement (sans parler des risques de feux de forêts). Et cela représente bien entendu une perte de matières organiques.

N’aurait-on pas plutôt intérêt à recycler ces matières organiques pour les multiples bénéfices dans un jardin :

  • Le BRF retient l’eau : on peut donc faire de sérieuses économies d’arrosage. De par cette caractéristique, le BRF est particulièrement recommandé en zones sèches ;
  • Le BRF participe à enrichir le sol en matières organiques, lui conférant ainsi une meilleure fertilité ;
  • le BRF, utilisé en couverture du sol, protège celui-ci des intempéries et de l’érosion ;
  • le BRF rend le sol plus souple, plus aéré
  • Certains praticiens ont d’ores et déjà pu constater des effets sanitaires intéressants sur les cultures. Il semblerait en effet que le BRF rende nos cultures moins sensibles au mildiou ou à l’oïdium…

Vous l’aurez compris, le BRF est un matériau représentant un intérêt majeur dans une évolution, devenue impérative, de nos façons de cultiver.

Et beaucoup reste encore à expérimenter et découvrir. Alors, lancez-vous vous aussi !

Gilles Dubus
Le Blog du Jardinier Bio

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